« Regard » d’un journaliste Occitan en Roumanie

ADOR a eu récemment le plaisir d’interviewer Laurent Couderc, journaliste d’origine occitane et basé en Roumanie depuis 2003. Nous vous invitons à découvrir son parcours et sa vision sur le métier de journaliste.
Rédacteur en chef pour la revue francophone Regard, Laurent Couderc (LC) revendique un journalisme lent, basé sur une philosophie en marge des pratiques actuelles : la réflexion, l’analyse et le recul sont la base de ses reportages et articles. Du vrai journalisme, en toute simplicité et humilité :

« Rédiger un texte n’est pas simple, il faut d’abord avoir quelque chose à dire et utiliser les mots justes. Cependant, aujourd’hui tout le monde écrit. Sur Facebook, sur Twitter, sur un blog, sur n’importe quel site où il est possible de donner son opinion. N’ayant pas de compte Facebook, Twitter, ni de blog, je crois écrire moins que beaucoup de gens. Les mots sont pourtant les principaux outils de ma profession, et quand je les utilise, j’essaie d’être particulièrement méticuleux, précis, concentré, comme n’importe qui dans son travail. Pourquoi les gens écrivent-ils autant ? Certes leur engagement n’est pas professionnel. Ceci dit, ils seront lus, et l’impact de leurs mots pourra les surprendre. Les excuses des « personnalités » après un message sur Twitter le montrent. Car l’écriture d’une phrase, aussi courte soit-elle, est perverse. Elle fait du bien, on se laisse aller, elle remplace un peu le divan du psy. Mais son empreinte est indélébile, d’autant plus à l’ère numérique. Sur la Roumanie, je me dis qu’il y aurait de quoi publier davantage que des reportages, je préfère néanmoins que l’historien ou le sociologue s’en charge, par exemple. Et prendre plutôt le temps du recul, pour mieux informer. J’invite ceux qui ne peuvent s’empêcher de s’exprimer à faire de même. Observons. Écoutons. Arrêtons d’écrire. » Laurent Couderc

Laurent Couderc_portrait

ADOR : Laurent, comment avez-vous fait connaissance avec la Roumanie ?
LC : En 2003, je vivais à Madrid depuis 6 ans, et je travaillais pour une agence de presse qui m’a envoyé en Roumanie pour y faire un reportage. De retour en Espagne, j’ai démissionné de l’agence pour faire un break et réfléchir à mon avenir. Je me suis alors rendu compte que je devais retourner en Roumanie, non pas par amour du pays ou de quelqu’un en particulier, mais je sentais que je pourrais m’y épanouir professionnellement. Je suis donc revenu à Bucarest en tant que correspondant pour diverses rédactions, notamment L’Express et La Croix.

ADOR : Pouvez-vous nous en dire plus sur le Petitjournal.com et Regard ?
LC : A côté de mes correspondances, j’ai monté en 2006 l’édition Bucarest du Petitjournal.com. Puis, en 2008, on m’a proposé de devenir rédacteur en chef de Regard, magazine francophone édité en Roumanie, qui existait depuis 2003. Avec la surcharge de travail, j’ai abandonné petit à petit les correspondances et Le Petit Journal, afin de me concentrer sur la revue Regard et son développement. Depuis, notre équipe a bien avancé, nous avons désormais un supplément sous forme de journal, en roumain, distribué gratuitement. Je suis très content de mon choix, et de m’être consacré à cette revue.

J+R

ADOR : Vous avez une certaine indépendance… comment fonctionnez-vous ?
LC : Cette indépendance reste effectivement totale. Il s’agit de reportages et d’articles étoffés, loin des commentaires sur l’actualité à chaud ; on prend du recul, on fait ce que j’aime appeler du journalisme lent. A noter que Regard est un trimestriel, tant la revue que le journal en roumain. Par exemple, quand on évoque l’économie, on parle plutôt de tendances analysées. Et comme je le disais, nous traitons nos sujets d’articles en totale indépendance, sans aucune pression de la part de nos partenaires. Ceux-ci (institutions publiques et privées, sociétés françaises) ont bien compris que seul un journalisme indépendant sera crédible aux yeux du lecteur, c’est la base de notre partenariat, c’est l’intérêt de chaque partie.
Notre équipe est composée de 5 à 6 reporters, 3 journalistes français, et plusieurs journalistes roumains. Nous travaillons notamment avec deux photographes roumains excellents, Regard est ainsi devenue une revue très axée sur la photo, proposant des images de qualité, avec un vrai travail esthétique. Cela plaît à nos lecteurs, et j’en suis ravi. Mon objectif aujourd’hui est de faire en sorte que ce journalisme classique, lent, continue à se développer.

photo reportage

ADOR : Quelle a été votre plus grande satisfaction durant ces années avec Regard ?
LC : On peut dire que ça va dans le bon sens, la tendance est bonne. Il faut proposer de nouvelles choses, comme le journal en roumain, et nous travaillons sur le développement du site web. Le dilemme est comment promouvoir un journalisme lent à l’heure où tout le monde est connecté sur les réseaux sociaux, où tout va très vite, pour ne pas dire trop vite.

Par ailleurs, je pense que nous avons une mission didactique auprès de la jeunesse pour expliquer le métier de journaliste, qui doit informer et expliquer sans donner son opinion. Nous intervenons déjà dans plusieurs collèges et lycées de Bucarest, je suis également responsable de l’Union de la Presse Francophone et nous essayons de développer des partenariats avec des établissements scolaires par le biais de cette Union et grâce au soutien de l’Institut Français de Bucarest. Regard est déjà utilisé dans certaines écoles pour enseigner le français, nous en sommes fiers et c’est très gratifiant de pouvoir ainsi être au contact de la jeunesse roumaine.

ADOR : Où se positionne Regard par rapport aux autres médias francophones ?
LC : Il y a RFI, l’Agence France Presse, l’édition du Petitjournal.com de Bucarest qui a été reprise, Bucarest Hebdo…Regard ne se démarque pas vraiment, on essaie juste d’expliquer le plus simplement possible les complexités de la Roumanie. C’est ça notre métier, être le plus simple, le plus vrai, le plus objectif possible. Nous avons des chroniqueurs et des experts qui interviennent, donnent leurs opinions, mais les journalistes sont surtout là pour présenter la situation. Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche, nous essayons juste de faire notre métier le plus humblement possible.

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ADOR : Comment peut-on se procurer la revue Regard, comment s’y abonner ?
LC : En Roumanie, Regard est distribué via les kiosques INMEDIO. Il est aussi possible de s’abonner depuis l’étranger sur notre site Regard pour recevoir la revue en format papier ou en numérique. Actuellement, Regard et son supplément en roumain touchent environ 60 000 lecteurs par an.

ADOR : Laurent, vous êtes originaire de l’Occitanie en France et vous aimez vivre en Roumanie. Quels sont vos liens avec vos terres d’origine ?
Je reviens une fois tous les 2 ou 3 mois à Montpellier, je suis très attaché à cette région et à ma famille qui vit là-bas. D’ailleurs, je vais passer mes prochaines vacances dans les Cévennes. Malgré tout, professionnellement parlant, j’aurais du mal à quitter Bucarest, qui offre aussi une certaine douceur de vivre.

@ Oana, ADOR

 

 

 

 

 

Quand une Roumaine va voir un concert de Nadau…

Qu’est-ce qu’ils peuvent avoir en commun une Roumaine et Nadau, ce groupe de musique occitane? Au 1er regard, presque rien, mais au fur et à mesure on découvre des choses…

Le week-end dernier, pour la Journée Universelle de l’Ia, je suis allée au Théâtre Quintaou d’Anglet pour assister au concert de Nadau. Mon 1er concert de Nadau. Je me souviens avoir écouté 1 ou 2 fois il y a 3-4 ans, mais sans plus (j’imagine que ce n’était pas le bon moment). Pour le concert j’y suis allée en famille – moi, la Roumaine, et une famille béarnaise (de 12 ans à 65 ans). Et ça m’a fait plaisir de voir dans la salle pleine des familles entières, plusieurs générations à porter des bérets.

Avec un drapeau de l’Occitanie ancré derrière la scène, Adixkideak, un chœur de 25 hommes du Pays Basque, a donné le star du concert vers 20h30.
Et après, Nadau, avec  le beau son d’accordéon… 

J’ai adoré et je vais vous dire pourquoi – ça m’a hérissé le poil. J’ai adoré l’ambiance, les gens autour (et pas si jeunes) qui chantaient leurs chansons, il y avait une chaleur humaine contagieuse, vibrante. Le chanteur, cet ex-prof de math (si j’ai bien compris) il donne des frissons… J’aurais aimé qu’il soit mon grand-père pour son don d’orateur, la beauté de ce qu’il racontait dans ses histoires, ses anecdotes, qui te parle d’amour, de la vieillesse, de la jeunesse, les fêtes de Dax, le saumon qui naît dans le gave un mois de février, les Pyrénées, les ours slovaques déracinés dans les Pyrénées, les origines et les villages béarnais, gascons, occitans, les bergers qui te font rire et pleurer à la fois, tout avec du l’humour. Toutes les choses de la vie qui te donnent de l’espoir. Toutes ces histoires de ce grand Monsieur m’ont aidée, à comprendre ce que les paroles de ses chansons veulent dire et pourquoi ce groupe est aimé tellement depuis 43 ans.

Et les instruments… la musique qui sort de tous ces instruments pas si commun pour moi-la vielle, la fifre, la bodega, sans oublier l’accordéon diatonique, la cornemuse, la guitare électrique, le banjo etc. Parfois, j’avais l’impression que je suis venue pour un concert de musique celtique… Superbe musique ! Au final, l’émotion que tu reçois, que tu vis en écoutant ces chansons (même si tu ne comprends pas grande-chose, comme moi) font que ce groupe est magnifique !

Et je pensais à nos ours roumains, à notre enfance, aux tours en vélo pour raconter la vie, à nos Carpates, à nos bergers… Finalement, le message est simple, universel, c’est une poésie de la vie… avec quelques retouches par ici et par la…

En Roumanie on n’a pas Nadau mais on a Tudor Gheorghe qui sait aussi, avec beaucoup de tendresse, chanter la tristesse, la révolte, la joie de vivre, qui nous fait éclater de rire et tirer des larmes.

Cette 1er rencontre avec Nadau a été juste le début d’une longue série, j’en suis sure !

Merci pour les deux heures de bonheur et d’émotion pure !

@Nicoleta

Fêtez la musique !!

Je ne sais pas ailleurs, mais à Toulouse la fête de la musique fait vibrer la ville. C’est une frénésie éléctrique, sur des rythmes de musiques différentes et hautes en couleur à chaque coin de rue. Ce n’est pas un hasard si la ville rose a été choisie pour la deuxième fois consécutive par France 2 pour retransmettre en direct son concert événement sur la Place du Capitole. Les origines de cette fête se trouvent ici même, à Toulouse.

La fête de la musique est d’abord imaginée en 1976 par le musicien américain Joel Cohen qui travaillait alors pour Radio France-Musique. Son projet devient réalité le 21 juin 1976 à Toulouse. Cette idée va être mise en place en France par Jack Lang alors ministre de la cultureSa première édition officielle a lieu le 21 juin 1982. La fête connaît un succès croissant au cours des décennies suivantes qui s’est par la suite complètement internationalisée. Aujourd’hui elle est reprise dans plus de 110 pays sur cinq continents.

La date du 21 juin a été choisie car elle coïncide avec le solstice d’été (donc aussi un des jours les plus longs de l’année). La coïncidence avec l’été symbolise ainsi le sacre de la nature à travers cette journée festive, à l’image des fêtes païennes dédiées à la nature ou aux moissons depuis l’Antiquité – dont la fête de la Saint Jean, des fêtes populaires où un grand feu était allumé toute la nuit du 21 juin. Cette tradition a existé en France jusque dans les années 1990, où la plupart des feux a été interdite pour des raisons de sécurité, des restrictions d’eau ou de protection de l’environnement.

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La Fête de la Musique n’a pas encore atteint dans le monde l’ampleur et la régularité qu’elle a acquises en France, car elle dépend largement de la volonté (et des moyens) des organisateurs associatifs. Cependant, l’évènement est devenu dans certains pays populaire et spontané (Belgique, Suisse, Roumanie ou Amérique latine).

Cette fête a pour vocation de promouvoir la musique de deux façons. Sous le slogan «Faites de la musique ! », elle encourage les musiciens amateurs à se produire bénévolement dans les rues et espaces publics. Grâce à l’organisation de nombreux concerts gratuits, d’amateurs mais aussi de professionnels, elle permet à un public large d’accéder à des musiques de toutes sortes et origines (classique, jazz, rock, traditionnelle, etc.) et même celles chantées dans toutes les langues.

De nombreux établissements sont autorisés à rester ouverts plus longtemps ce soir-là pour accueillir le public, et de nombreuses rues sont fermées à la circulation dans les grandes villes pour laisser la place aux scènes organisées ou improvisées et aux spectateurs qui déambulent d’un spectacle à l’autre. Vous aussi, profitez de cette magie, sortez dans les rues et faites de la musique !!

@Oana

Vive les enfants !

A l’occasion de la journée Internationale des enfants, nos bambins deviennent rois le temps d’une journée. L’objectif de cette fête est d’attirer l’attention de tout un chacun sur les besoins et les droits des enfants, mais surtout de leur montrer combien on les aime et on les respecte.
@photos : Ramona Raileanu

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La journée Internationale des enfants, qui est généralement célébrée le 1er juin, tire son origine de la Conférence mondiale de Genève d’août 1925, portant sur le bien-être des enfants. De nombreux pays, majoritairement issus de l’ancien « bloc » communiste, tels que la Chine ou de nombreux pays d’Europe de l’Est, célèbrent la journée des enfants le 1er juin.

La Journée mondiale de l’enfance a été instaurée en septembre 1954 par les Nations Unies et son fond pour l’enfance, l’UNICEF. Cette journée de fraternité mondiale et de compréhension entre les enfants valorise les actions en faveur du bien-être des enfants du monde entier. Cette journée est célébrée dans 145 pays, à des dates différentes en fonction des pays.

La France a retenu la date du 20 novembre, jour de l’adoption par l’Assemblée de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959 et de la Convention relative aux droits de l’enfant, signée en 1989. Officiellement, nous constatons donc deux dates – 1er juin, mais surtout le 20 novembre – qui constituent deux journées importantes pour veiller tout particulièrement au bien-être des enfants. En réalité, la Journée Internationale des enfants en France est quasi inexistante. La majorité ignore même l’existence de cette journée. L’enfant est-il moins important que la maman, le papa ou la mamie ?

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En revanche, dans certains pays, cette journée est bien plus valorisée. Ainsi, de nombreuses activités sont proposées aux enfants à cette occasion : fêtes, pièces de théâtre, cinéma, concerts, échanges, activités manuelles, tarifs réduits pour l’entrée aux zoos ou aux parcs d’attractions, et même réductions dans certaines boutiques spécialement pour les enfants. L’enfant devient Roi, il est célébré et respecté en tant qu’une être humain qui détient ses droits.

La Roumanie par exemple, célèbre la « Fête des enfants » le 1 juin. En cette journée spéciale, il est de tradition d’offrir des cadeaux aux enfants. Mais le plus important consiste surtout à réunir la famille autour des enfants : parents, grands-parents et même arrière grands-parents.

Maia, originaire de Roumanie, se rappelle :

Je me souviens que, lors de la Journée des Enfants, on nous offrait des cadeaux. J’allais au parc avec mes parents et au spectacle avec l’école. C’était très agréable de se retrouver avec plein d’autres enfants. On nous offrait des bonbons et des jouets et nombreux étaient nos vœux qui se réalisaient. Pour nous, c’était vraiment une journée particulière, qu’on attendait avec beaucoup d’impatience.

@ Oana Gouëdreau Raileanu

Retour sur un coup de foudre

Quelle mouche a bien pu piquer ce Nantais, plus habitué au style étudiant de l’Auberge Espagnole qu’au folklore traditionnel,  dans cette Roumanie du nouveau Millénaire ?

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ADOR : La Roumanie, pourquoi ce choix ?
David: Mon histoire avec la Roumanie commence en novembre 1999 lorsque notre prof d’économie à l’Université de Nantes propose de passer notre stage de fin de Maîtrise en Roumanie, à Cluj-Napoca. A cette époque, ma vision de ce pays était bien restreinte, à peine pouvais-je le situer sur une carte. Tout s’est joué à une rencontre, comme souvent, celle avec un étudiant qui revenait justement de son stage en Roumanie et qui avait été plus qu’enchanté par ce pays. Son récit nous a emballés, il n’en fallait pas plus pour nous décider avec un autre étudiant de ma promotion. Lors de notre arrivée en Transylvanie en mars 2000 pour 3 mois de stage, un troisième compère de Nantes était déjà sur place et nous avons vite compris que nous avions fait le bon choix après la première Ursus au MusicPub!

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ADOR : Quelles ont été vos premières impressions ?
David: J’étais en stage chez Farmec, fabricant de cosmétiques, au département export et pour aider aux traductions. Jamais je n’oublierai la gentillesse et la disponibilité de tous les employés que j’y ai côtoyés, et jamais je n’oublierai non plus que le gardien à l’entrée de Farmec me demanda mon passeport jusqu’à la fin de mon stage, tous les jours :-). Il ne s’agissait pas de mon premier séjour à l’étranger, je savais que la rencontre vers l’Autre était enrichissante, et que chaque détail pouvait nous paraître excitant;  mais la Roumanie apportait autre chose, une réflexion intérieure et profonde était en chacun de nous, au gré de nos rencontres et excursions. Beaucoup de valeurs perdues dans le monde occidental étaient encore très vivantes en Roumanie, comme les relations avec la famille, une grande soif de culture, une ouverture sur le monde et une curiosité sans s’arrêter uniquement aux clichés, une simplicité dans les relations amicales et amoureuses qui faisaient du bien. A l’approche de la fin de notre stage, nous sentions que  celui-ci allait changer le cours de notre vie et que nous allions rester d’une manière ou d’une autre en contact avec la Roumanie dans un avenir plus ou moins proche.

Valea Draganului

ADOR : Quels sont les souvenirs les plus marquants de votre séjour en Roumanie en 2000 ?
David: Les voyages! Et quel meilleur moyen de découvrir ce magnifique pays que par train ou autocar?! Il faut prendre son mal en patience parfois, le temps nous l’avions, et des rencontres merveilleuses furent au rendez-vous à chaque excursion. Bucovine, Maramures, Mer Noire, Apuseni, la découverte du petit village Valea Draganului jumelé avec la petite ville où je suis né…
Je n’oublierai pas cet étudiant qui nous coupait les cheveux dans son salon de coiffure improvisé dans la cuisine de la camin (cité Universitaire). Ni ces religieuses qui nous ont accueillis, dans un petit monastère vers Alba Iulia, pour partager leur repas de Post (carême). Ni ce brave Julius qui nous a fait découvrir la magnifique région de Bucovine, ni ce bon Victor de Valea Draganului qui faisait tant de réclame sur son vin (oui, son médecin lui avait interdit toute consommation de tuica, du coup il avait trouvé la parade…).
Et que dire de cette expédition vers Albac, à proximité des monts Apuseni, magnifiques paysages qui se méritent: transport depuis Cluj dans un autocar poussif, à l’embrayage plus que grinçant et parfois franchissant certains cols en freestyle sur 3 roues, le spectacle à l’arrivée est enchanteur et nous nous mettons en route vers notre objectif, la découverte de la grotte Scărișoara; nous n’y arriverons finalement pas, en revanche notre parcours fut ponctué d’une course poursuite par des chiens de bergers (qui apparemment avaient en appétit nos petits mollets dodus) , une descente de la vallée dans une vieille bétaillère, pour finir le périple au petit marché de Gârda de Sus, à nous rassasier de mici et à nous abreuver de bières locales…

ADOR : Et quelle fut la suite pour vous après ce stage ?
David: A force de persévérance et de volonté, je suis revenu en Roumanie quelques années plus tard, pour travailler à Bucarest cette fois. Nouvelle expérience synonyme de nouvelles aventures! Noroc!

David, Consultant international

@ Oana